Si tu as des bosses douloureuses, des kystes qui reviennent, ou un gonflement inhabituel sous les aisselles, sous la poitrine ou dans le pli de l’aine — t’es pas en train d’imaginer des affaires, et c’est pas une question de manque d’hygiène. Ce que tu vis, ça pourrait bien être de l’hidradénite suppurée, ou HS pour faire court.
J’ai envie de te parler de c’est quoi le HS, de ce qui le déclenche, et de partager mon expérience personnelle avec cette condition — parce que c’est quelque chose que j’ai vécu moi-même, et ça a complètement changé ma façon de voir les symptômes, l’alimentation et les hormones.
📺 J'explique les bases du HS dans cette courte vidéo — en anglais seulement, mais les sous-titres automatiques sont disponibles :
Sommaire rapide
- ✓Le HS (hidradénite suppurée) est une condition inflammatoire chronique de la peau qui cause des kystes douloureux, le plus souvent sous les aisselles, dans le pli de l'aine et sous les seins
- ✓Les déclencheurs courants incluent l'inflammation chronique, la résistance à l'insuline, les changements hormonaux, la sueur, la friction et le stress
- ✓La périménopause amplifie pratiquement tous les déclencheurs du HS en même temps — ce qui explique pourquoi cette condition touche particulièrement les femmes de 40 ans et plus
- ✓Des changements alimentaires, notamment éliminer des aliments inflammatoires comme les produits laitiers, peuvent réduire considérablement les poussées chez certaines femmes
- ✓Des habitudes d'hygiène pratiques — lingettes post-entraînement, vêtements amples et nettoyage en cours de journée — peuvent faire une vraie différence
- ✓Ceci est un témoignage personnel et une discussion éducative — pas un diagnostic médical. Consulte toujours ton professionnel de la santé
Pour qui est cet article?
- ✓ T'as plus de 40 ans et tu fais face à des bosses douloureuses ou des kystes récurrents sous les aisselles, dans le pli de l'aine ou sous les seins
- ✓ Tu as remarqué que ta peau se comporte différemment depuis que tu es entrée en périménopause
- ✓ Tu suspectes que l'alimentation, l'inflammation ou les hormones sont liées à tes poussées, mais tu sais pas trop par où commencer
- ✓ Tu cherches des stratégies pratiques et holistiques — avant de consulter un dermatologue, ou en parallèle
- ✓ T'as l'impression que ton corps a changé les règles du jeu et t'en peux plus de chercher pourquoi
C'est quoi l'hidradénite suppurée (HS)?
Le HS est une condition inflammatoire chronique de la peau qui se manifeste par des bosses, des nodules et des kystes — le plus souvent sous les aisselles, sous les seins ou dans le pli de l’aine. Ça commence généralement par des follicules pileux obstrués qui s’infectent, et ça a tendance à s’enflammer lors de déséquilibres hormonaux ou de poussées inflammatoires.
Ça peut laisser des cicatrices importantes, et c’est vraiment dur à vivre au quotidien. La douleur et l’inconfort à eux seuls, c’est un fardeau réel. Dans mon cas, c’était tellement pire sous mes aisselles que j’avais complètement arrêté de porter des camisoles — même au gym je mettais toujours un t-shirt avec des manches, ce qui est vraiment pas mon style.
Ce qui cause le HS
Il n’y a pas une seule cause, mais les déclencheurs courants incluent :
- ✓ L'inflammation chronique
- ✓ La résistance à l'insuline
- ✓ Les changements hormonaux (la périménopause, ça vous dit quelque chose?)
- ✓ La friction, la sueur et le stress
Pour bien des femmes — surtout celles de 40 ans et plus — le HS, c’est pas un hasard. C’est ton corps qui agite un gros drapeau rouge. La vraie question, c’est : qu’est-ce qu’il essaie de te dire?
Pourquoi la périménopause aggrave les choses
C’est la partie dont on parle pas assez. La périménopause nous rend plus résistantes à l’insuline. Une baisse d’œstrogènes veut souvent dire plus d’inflammation. Et la chute de progestérone affecte notre réponse au stress et notre transpiration.
Fait que basically, presque tous les déclencheurs les plus courants du HS s’amplifient en même temps. C’est pour ça que tant de femmes qui n’avaient aucun problème de peau dans la vingtaine ou la trentaine se retrouvent soudainement à gérer ça dans la quarantaine. C’est pas une coïncidence — c’est le signe d’un déséquilibre hormonal plus profond.
Mon expérience personnelle avec le HS
En août, il y a environ six mois, j’ai remarqué de toutes petites bosses semblables à des kystes qui apparaissaient à l’avant de mon cou. Ça ressemblait à des pores obstrués — agaçant, mais pas alarmant. Ensuite ils ont disparu… pour réapparaître sous mes aisselles. Et là, ça s’est mis à empirer.
J’en avais de plus en plus souvent. C’était douloureux. Je comprenais pas ce qui se passait. Et puis un jour, un kyste est devenu énorme, infecté, et extrêmement douloureux — il drainait, et j’ai dû m’en occuper. C’est là que tout a cliqué : tous les symptômes correspondaient au HS.
Comme n’importe qui l’aurait fait, j’ai commencé à googler. J’ai essayé tout ce que je trouvais : de l’huile d’arbre à thé diluée, des compresses chaudes, de l’huile de ricin, me laver avec un savon en barre Neutrogena à la glycérine pour l’acné et les pores obstrués, des masques à l’argile sous les bras, des patchs anti-boutons à l’hydroquinone. Je me suis aussi assurée d’essuyer toutes mes zones problématiques après chaque entraînement avec des lingettes post-workout (j’utilise celles de la marque Life de chez Pharmaprix — elles contiennent de l’huile d’arbre à thé et de l’eucalyptus, et elles sont devenues un essentiel dans mon sac de gym), de changer de t-shirt et de réappliquer mon déodorant avant de rentrer à la maison pour prendre ma douche.
De tout ce que j’ai essayé, trois choses ont vraiment fait une différence notable :
- L’huile de ricin — elle n’a pas réduit l’inflammation de façon spectaculaire, mais elle était excellente pour apaiser la zone et je crois qu’elle a aidé avec les cicatrices.
- Me relaver avec un débarbouillette savonneuse quand je me sentais particulièrement en sueur — ça a eu un impact positif presque immédiatement.
- Les lingettes post-workout et un t-shirt propre après l’entraînement — un must pour quiconque aux prises avec le HS dans les zones sujettes à la transpiration.
J’ai aussi pris un rendez-vous chez le médecin, obtenu un diagnostic confirmé de HS, et reçu une référence pour un dermatologue. J’ai pas encore pris ce rendez-vous — parce que j’ai réussi à contrôler la situation par moi-même.
📺 Tu préfères regarder? Je raconte mon expérience personnelle avec le HS dans cette vidéo — en anglais seulement, mais les sous-titres automatiques sont disponibles :
La question qui a tout changé
Une fois que j’avais la situation sous contrôle du côté hygiène, je me suis arrêtée et je me suis posé une question toute simple mais puissante :
Quand est-ce que tout ça a commencé?
J’avais jamais eu de kystes comme ça avant. Ça avait commencé en août. Fait que… qu’est-ce qui avait changé en août?
La réponse m’a surprise. J’avais réintroduit le yogourt grec dans mon alimentation. Ouais — du yogourt grec. Un aliment santé, non? Je rotais entre quatre différentes variétés plein gras, faibles en sucre. Ça semblait être un bon choix nutritionnel.
Mais voilà ce que je savais déjà sur moi-même : je suis intolérante à la caséine, la protéine qu’on trouve dans les produits laitiers de vache. Il y a des années, trop de produits laitiers me causaient de l’acné kystique sur le visage — c’est exactement pour ça que j’avais coupé presque tous les produits laitiers de vache en 2016.
Cette fois-ci, ça s’est manifesté différemment. Je crois que la combinaison des produits laitiers et des changements hormonaux liés à la périménopause a transformé une inflammation chronique en HS à part entière.
Fait que j’ai coupé le yogourt.
En 10 jours, plus de kystes. Disparus. Depuis, une aisselle est complètement dégagée, sans aucune poussée récurrente, et l’autre n’a qu’une toute petite chose de temps en temps, très gérable. Je continue à travailler sur l’équilibre hormonal pour régler ce qui reste.
Une nuance importante sur les intolérances alimentaires
Je mange encore une petite quantité de produits laitiers — un filet de crème 35% dans mon café le matin, un peu de fromage de temps en temps. Ça ne m’a jamais affectée, et enlever le yogourt a été suffisant pour régler le problème.
C’est un bon rappel que les intolérances alimentaires sont dose-dépendantes et vraiment individuelles. C’est pas une question d’étiqueter les aliments comme « bons » ou « mauvais ». C’est une question de comprendre ce qui fonctionne — et ce qui fonctionne pas — pour ton corps à toi.
Quoi faire si tu suspectes avoir du HS
Quoi faire si tu suspectes avoir du HS :
- ✓ Inflammation → Pense à réduire ou éliminer les aliments inflammatoires comme les produits laitiers et le gluten (c'est pas les seuls coupables, mais c'est un bon point de départ).
- ✓ Résistance à l'insuline → Regarde du côté de la réduction du sucre et des glucides. Une alimentation faible en glucides ou cétogène peut vraiment aider ici.
- ✓ Friction et transpiration → Porte des vêtements amples, essuie les zones sujettes à la transpiration tout au long de la journée (pas juste après la douche), et change-toi rapidement après l'entraînement.
- ✓ Stress → Mets en place des pratiques de gestion du stress qui te conviennent — la marche, la respiration consciente, le Pilates, ou whatever qui fait du sens pour toi.
- ✓ Déséquilibres hormonaux → Ça demande souvent une approche globale pour rééquilibrer les hormones naturellement — alimentation, mode de vie, sommeil, gestion du stress, et possiblement des suppléments.
Et surtout, entends bien ceci : le HS n’est pas causé par un manque d’hygiène. Gérer les poussées peut impliquer de se laver plus souvent ou de façon plus stratégique, mais c’est pas un problème d’hygiène.
Ton corps te parle
Si tu fais face au HS, à de l’acné kystique, à un poids qui bouge pas, des ballonnements, ou des symptômes bizarres qui ont débarqué de nulle part — c’est rarement un hasard. Ton corps essaie de te dire quelque chose. La clé, c’est de savoir comment l’écouter, quelles questions se poser, et comment connecter les points entre l’alimentation, les hormones, le métabolisme, l’inflammation et le mode de vie.
Une approche holistique, ça fait toute la différence ici. Et t’as pas à démêler tout ça toute seule.
Si t’es une femme de 40 ans et plus et que t’as l’impression que ton corps a changé les règles du jeu — j’aide les femmes à découvrir leurs propres déclencheurs, à rééquilibrer leurs hormones naturellement, et à retrouver le bien-être sans s’épuiser.
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